No Money Kids- I don’t trust you

Comme cela faisait un petit moment que je n’avais rien écrit faute de temps…
Je mets les bouchées doubles pour cet article.

Je vous fais découvrir une petite Merveille dont on ne cesse de se délecter écoutes après écoutes.

Ce qui frappe d’abord, c’est le sens du rythme, des coupures rythmiques et l’originalité des accords.

Le début du morceau tisse son Univers, une ambiance est créée et parfois, elle bascule dans tout autre chose…

Si bien qu’on passe d’une odeur d’Amérique, de désert, de chaleur, de Louisiane à des airs de backrooms de boîtes de nuit à Junkies…


Cet album nous dépayse et nous enchante par son originalité, par ce qu’il amène, parce qu’il se réinvente à chaque titre.

Loin des “sons” passe-partout répétitifs entendus de nos jours en radio et signés en maison de disque, cet album indé est une vraie pépite!

On passe de morceaux enjoués et ultra rythmés, presque pop et complètement électro-rock, notamment B*tch à des morceaux électro-blues plus “classiques” comme Man, Government, Lips ou Rather be the Devil par moments…

 

Mention spéciale au côté complètement en décalage du titre: “I don’t trust you” où le morceau se construit, débutant sur une musique enfantine, qu’on croirait sortie d’un film muet des années 50 ou d’un vieux film glauque, et se développe dans un style pop-rock, avec une voix rugueuse à souhaits, passant par du blues, du rock, presque hip-hop dans la diction dans la deuxième partie…

Bref, on adore!

Du blues, vous êtes sûre?

Bon, c’est vrai, je parle beaucoup de blues.

Oui, à mon sens, ça sent le relent de blues.
Mais attention,  plus que du blues qui souffre, c’est surtout du blues qui est en colère…
Du blues qui pulse, du blues qui crache,  bien sanglant, bien poisseux, du blues qui implose.

On sent, à la voix du chanteur Félix Matschulat, que tout ça, ça vibre, ça pousse à l’intérieur.

 

Ca vient de loin, et ça nous explose en plein visage.

On perçoit toute l’émotion mais aussi toute la violence des mots soulignée par la voix qui se casse presque par moments notamment en fin de morceaux.

Ca secoue.

Et c’est ça qu’on aime dans la musique…
Quand ça nous embarque, quand ça nous emmène dans des lieux de notre estomac et de notre cerveau qu’on avait oublié!

A mon sens, l’album de No Money Kids trimballe avec lui tant d’influences, tant de singularités, que son style en devient indéfinissable….

 

 

 

Peu importe le style, pourvu qu’il y ait le fond!

La voix porte à merveilles les paroles hostiles, chargées de douleur, de deuils, d’amours-passions dévorantes…

Le seul détail un peu gênant, c’est la trop forte présence de l’écho et la superposition trop foisonnante des instruments, notamment à la fin des morceaux, ce qui gêne la compréhension des paroles et crée un “trop” que mon oreille a eu parfois du mal à accepter…

Malgré ce hic, normal pour un premier album indé, ce qui compte, c’est ce que transmet la musique et ce qu’évoque la voix.

Ce truc qui te retourne le coeur, et qui le met au bord du précipice.

Et comme si ça suffisait pas, ils ont un sens de l’esthétique qui m’a paru particulièrement intéressant.

Les clips, notamment celui de Government, retrace toute l’intensité et s’accorde parfaitement avec la musique et les paroles.

Le noir et blanc vient accentuer l’aspect vintage de la création musicale et on se sent de suite pris dans l’engrenage…

Avec un premier album aussi explosif, on se dit que No Money Kids est sans conteste un groupe à suivre!

Et vous, vous en pensez quoi?


Infos:

No Money Kids
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Concerts

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